Pourquoi avons nous tellement peur face à la mort ?
Je veux dire, pas la peur de ce qui peut ou non se passer après. Mais la peur pour la mort des autres ?
Après tout, il nous arrive à tous de ne pas appeler papy ou mamy pendant 15 jours, un mois… deux mois ?
Après tout, est ce que la mort de nos proches est autre chose qu’une impossibilité de communiquer. Une fin des « nouvelles » ?
Est ce que nos vies s’arrêtent pour autant ? Est ce que l’on se sent vraiment mal quand cela arrive ?
Y’a pas à dire, la vie c’est dégueulasse. Non seulement c’est injuste, mais en plus on a pas de réponse à nos questions… Aux vraies questions…
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Oui c’est dur… ça fait peur et ça fait mal d’y penser… parce que ce n’est pas vraiment comme une absence de communication hein, on le sait, c’est au-delà de ça, le manque est ailleurs, et dans tout ce qu’on a construit avec la personne…
Je te dis encore bon courage.
La mort d’un proche ne fait pas peur, c’est triste. Triste car la fin d’une époque. Plus la personne est proche, plus c’est triste, car on ampute une partie de TA vie. Quand on côtoie quelqu’un, cette personne ENTRE dans ta vie, elle en fait partie. Et là, elle en ressort.
Ce qui fait peur, c’est que la mort d’un proche nous rappelle la fatalité qui nous attend à la fin de NOTRE vie. Nous ne sommes pas immortel. On en prend conscience dans ce genre d’épreuves.
Ce qui nous pousse à regarder en arrière, à remettre en question les choix fait dans le passé, les choix présents et futurs.
« Après tout, il nous arrive à tous de ne pas appeler papy ou mamy pendant 15 jours, un mois… deux mois ? »
Oui mais papy est à l’autre bout du fil. Là, c’est indépendant de ta volonté. La notion de « plus jamais » entre en compte. Ce qui donne lieu aux regrets.
« Est ce que nos vies s’arrêtent pour autant ? » Non, elles ne s’arrêtent pas, elles se voient modifier.
« Est ce que l’on se sent vraiment mal quand cela arrive ? » Oui, mais là n’est pas la question. La question serait plutôt « Pourquoi se sent-on mal? » ou bien encore « Qui ou quoi pleurons-nous? ».
Et pour finir « Y’a pas à dire, la vie c’est dégueulasse. Non seulement c’est injuste, mais en plus on a pas de réponse à nos questions… Aux vraies questions » je dirais juste que le jeu n’en vaudrait pas la chandelle sinon.
Je te souhaite bien du courage,
Junko.